Florentin BILLARD et le Tribunal Révolutionnaire 1793

Généalogie BILLARD

 

Florentin BILLARD, (1738-1811) marchand de draps à Nantes fit parti des 132 nantais arrêtés par CARRIER. Les archives départementales ont conservé le mémoire de cet homme pour présenter sa défense auprès du Tribunal Révolutionnaire. 

Incarcéré à Paris rue de Charonne il évoque son passé, ses actions patriotiques dans la verve de cette époque trouble.

Acquitté il finira ses jours à Saint Romain de Benet en Charente Maritime, où il s'était installé avec sa femme et sa fille marié au Maire de cette commune.

La transcription du document est faite en respectant au mieux les termes et usages de l'époque .

 

 

 

Archives de Vendée

Dénonciation

P1

BILLARD, marchand de draps à Nantes, fédéraliste qui avait beaucoup moins de moyen que le précédent, mais ne lui cédant rien en méchanceté.

Certificat d’une compagnie militaire

Quittance des armes que j’ai donné en septembre 1791

Quittance de don patriotique payé comptant

Reçu des chemises et souliers que j’ai donné

Quittance de 2 500 pour achat de grains pour la ville

Quittance de dons pour la guerre contre les rebelles

Quittance de contribution bénévole

Contribution d’un habit uniforme

Quittance de mille livres à l’emprunt volontaire de la nation

Certificat de son acceptation de la Constitution Républicaine

Et plusieurs autres

Mémoire de Florentin BILLARD, ancien marchand de draps à Nantes, détenu rue Charonne n° 70 à Paris.

 

 

P2

Liberté Egalité fraternité unité indivisibilité de La République

BILLARD de Nantes, maison de l’égalité ci devant collège du Plessis

La tyrannie des anciennes maîtrises en réduisant BILLARD à quitter Rennes et son état de marchand de draps à 28 ans, pour venir à Paris faire l’apprentissage de boutonnier, avait laissé une haine trop profonde en son cœur contre l’ancien régime, pour qu’il ne saisit pas avec enthousiasme, tout ce qui pouvait en opérer la ruine, aussi dès que la nouvelle de La Révolution lui vient en une ferme de campagne, où des infirmités et l’âge l’avaient contraint de se retirer.

Il accourut en ville entra dans la Garde Nationale dans la première société populaire afin de s’instruire, son zèle lui fit prendre dans le comité de Bienfaisance le soin de vérifier le besoin du pauvre, qui s’adressaient au dit comité pour avoir du secours et l’exerça pendant 4 ans. Il rétablit 20 familles d’artisan pauvre, ruinés, par un incendie arrivée le 1er janvier 1790 par une quête générale, dont il sollicita la permission de la Municipalité.

Il vota à la Fédération de ses frères de Paris, s’enivra de patriotisme aux jacobins, revint et offrit à la patrie un homme de 10 ans de service, dont il s’était obligé de nourrir la famille. Il paya son don  patriotique comptant et sans retenue. Le district eu prisse pour établir l’impôt foncier, l’engagea à quitter la ville à braver les injures de l’hiver, des difficultés du travail, dont il n’avait pas la moindre notion, une autre paroisse lui fit braver les chaleurs de l’été pour s’établir chez elle, où la garnison avait été établie.

La disette menaçant la ville, il donna 2 500 pour l’approvisionner, l’automne suivant la Municipalité ayant invité les citoyens à donner pour l’habillement des troupes ; sa section le nomma secrétaire et après 4 jours passés au fond d’un cimetière à attendu les dons des bons citoyens. Il engagea ses confrères à se relayer pour l’accompagner chez ceux qui ne s’étaient pas montrés et par ce moyen a doublé la recette à laquelle il joignit 5 fusils 3 sabres et 3 gibernes. LE ministre ayant recommandé la réparation des grands chemins, par acclamation, me district sur son offre le nomma commissaire.

P3

Le même district le nomma non pour faire le tableau de la population et de recrutement du 10 mars 1793 pour la paroisse de Chantenay. La Municipalité pour exporter les fournitures des hôpitaux ambulants de l’armée, enfin les administrations réunies et surchargées d’affaires, le nommèrent le 18 même mois, inspecter des casernes des réfugiés du Département, de leur fournir des cartes de reconnaissance de leur payement et de la surveillance des chantiers où on occupaient ceux en état de travailler, de leur fournir des outils pendant 3 mois qu’à durée cet emploi, souvent il partait au point du jour avec son pain dans sa poche et ne quittait les ateliers que pour venir payer les contre maîtres de deux cent et quelque fois de deux mille hommes, ma femme et ma fille vérifièrent les mémoires enfin le 29 juin jour du siège o  me vit à 5 heures du matin au pont Rousseau et Saint Jacques distant de 3 quarts de lieux de la ville à 10 heures occupant tout le monde armée à la barrière, à 5 heures du soir au bureau du commandant sollicitant l’ordre de faire fournir l’étape aux volontaires qui se battaient depuis 2 heures du matin sans avoir mangé n’eut quitter que quand le chariot fut parti et que pour ravitailler l’hôpital manquant de tout et accablés de blessés.

Revenu  de cette mission à dix on le chargea d’aller faire rompre une chaussée où nous avions un poste menacé. Revenu à 1 heure après minuit, à deux heures le comité de fortification l’envoya demander pour rassembler les ouvriers et aller construire une fortification à la barrière de Vannes, qui fut élevée à 5 pieds avant de déjeuner, à ces emplois ( suredoient) l’arrosement des fortifications auquel je joignis l’emmurement . Le Général CANCLAUX le chargea de visiter le château d’eau et y fournir les casernes et outils pour les fortifications pendant ce temps il ne se fit pas une souscription de bienfaisance où il en prit part habit linge, souliers, argent. Il recueillit deux braves sapeurs revenus de la défaite de Machecoul, les rhabilla entièrement et leur donna de l’argent pour envoyer à leur femme

P4

Son service dans le bataillon ne souffrit point de ses emplois , il n’a pris aucune part aux erreurs qu’on reprocha avec ou sans fondement aux patriotes un moment égarés, n’a rien signé des liberticides, voilà l’ennemi de la République que le digne Comité révolutionnaire de Nantes a amené à votre tribunal à travers mille morte ; s’il est coupable vous savez ce qu’il peut pour la République, qu’il meure, qu’elle vive, ses vœux seront satisfaits

Signé BILLARD

Note des pièces au soutien du mémoire si dessus . Certificat des meilleurs républicains de Nantes attestant son civisme autre de ma nomination pour surveiller les casernes des autres ingénieurs et chef d’atelier aux fortifications de Nantes compte rendu au Département pour lesdites fortification ‘expert pour vérifier les fournitures faites aux hôpitaux de l’armée, nomination de commissaire pour faire le recensement de la population virile et le recrutement de la paroisse de Chantenay

Certificat de GUILEMIN l’un des sapeurs que j’ai habillé, ordre de CANCLAUX, pour visiter le château d’eau, certificat de ma nomination de commissaire pour la collecte de dons pour la guerre, certificat de service dans les compagnies volontaires avant qu’on y fût forcé.

Certificat qui approuve la méthode qu’il inventa (d’ensiment ?)les fortifications

Sa nomination pour établir l’impôt fournir et mobilier dans la paroisse de Basse Goulaine

Certificat de la fourniture gratuite de deux cents sacs à terre que j’ai faite certificat de civisme de la Municipalité daté du 18 septembre 1793

Quittance de la femme du citoyen que j’ai fourni pour le bataillon de Nantes

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

 

Date de dernière mise à jour : 10/01/2021