AUTOBIOGRAPHIE manuscrit

 

 

Autobiographie réflexions d'un homme ayant vécu les bouleversement de la révolution française.

Issue d'un document manuscrit anonyme , retranscrit littéralement. A identifier l'auteur !

 

Basse Goulaine le 6 juillet 1830.

Mes hommages respectueux à Madame, pardonnez ce barbouillage je suis décidé à faire imprimer ses méthode de lecture et d'écriture.

Monsieur,

Vous réclamez ma parole, je vais tenir fidellement à ce que j'ai eu l'honneur de vous promettre (..) de Soullans, dans ma vie toute ordinaire.

Je suis enfant de soldat et soldat moi-même. Le Comte de MOYNIER me prit en amitié parce que je plaisais à son fils, de mon âge, il perdit ce seul garçon et porta sur son camarade encore plus d'affection qu'auparavant, il me désigna un professeur de mathématique particulier et me recommanda partout. Il me fit embarqué sur le Vaisseau "le REFECHI" * commandé par  M VERDUN de la "CRENE", cela en mars 1785. Je n'avais pas l'âge, mais le Comte d'HECTOR* me le fit avoir en notre estimable commandant  ("dont" les ne veux payer et ch.. ) n'avais que mon grade furent soignés par un écclésiastique, nous commandions un (..) qui nous instruisait et car le lendemain de notre départ M de VERDUN nous fit tous assembler et monter les gambes à volonté, pas un de nous ne se fit prier, le capitaine d'armes nous montrais l'exercice d'infanterie, le maître canonier celui d'artillerie, MAINGON*, second pilote qui a été baloté pour l'instituer nous donnant une heure le matin pour les mathématiques et autant le soir. Un contre-maître nous désignait le nom et le placement des manoeuvres: nous faisions notre point et le donnions au commandant et au major M de SEGVILLE, qui m'avais pris sous sa protectiob, il exigeait mon journal. Ainsi pas un moment à nous le soir, et notre soupe était vraiment notre seul délassement. J'ai toujours conservé un estimable protecteur jusqu'au moment où il parti de Brest pour émigrer ou se faire tuer à LYON.

J'ai ignoré la fin d'un parfait honnête homme qui m'avait prédit tout ce qui est arrivé, il connaissait parfaitement la couret portait un attachement inviolable à Louis 16 dont il me prédit la mort ainsi que celle de beaucoup d'autre.

Je n'avais qu'un perroquet, je ne sus qu'il le désirait, c'était un souvenir, j'y attachais autant de prix que "l'amant" (du faucon de LA FONTAINE).

Je perdais tout, en perdant ce conseiller qui devait me faire avoir une place brillante et lucrative sous M de CARAMAN*.

Penser maintenant que je ne devais pas aimer la révolution, tout en chérissant les principes de Justices que l'on mettait en avant aussi passé je pour un modéré.

Monsieur le Cmte de MOYNIER avait eu un procès avec le Sieur SAMSON* qui ne parlait que de guillotiner ou plutôt lanterner, nous eumes une crise ensemble dans laquelle il m'assura que je serai guillotiné comme aristocrate.

Mon colonel  M CORDERAN* m'engagea à me proposer (...) de Société Populaire, parce que disait il il fallait que les honnêtes gens se montrassent: je lui observais que je serai refusé passant pour modéré, trois fois il me proposa, trois je fus refusé et lui aussi.

Je rencontrai un homme bien mis qu'avait été malheureux sur le vaisseau "LE REFLECHI"*, et pour lequel j'avais emprunté de l'argent pour le lui prêter à la Nouvelle Angleterre, c'était un patriote exalté, je n'avais que du paper et en riant je lui rappelai le petit service, il l'avait oublié.

Dans le même temps je commandais le Fort du PORTRIC ( PORTZIC?) comme il était désordre je vois une pancarte imprimé "LIBERTE EGALITE FRATERNITE" ou la MORT. Ce dernier mot m'indigne, je déchire l'imprimé, le Capitaine DUPUY, présent me dit que faites vous mon commandant !

J'étais perdu, si j'avais à faire à un tout autre qu'à un honnête homme.

Dans un autre cas j'étais d'avant garde, on faisait arrêtér les bateaux jusqu'au jour c'était en 1793.

On me prévient qu'il y avait des femmes et des enfants au sein, je les fais débarquer aux risques et au péril, elles sont chauffées dans ma chambre et petits cochons crevèrent de froid, on ne su rien je ne fus pas punis.

Je commandais un fort fermé, une vraie place, on vint à minuit me réveiller, en disant que des pêcheurs se perdaient, cela pouvait être une surprise: je fais prendre les armes àn tout le monde, je sors en ordonnant à quatre cannoniers de me suivre, on ferme et l'on doit tirer si ce n'est pas moi qui répond: je sauve trois malheureux et le lendemain j'invite les officiers à déjeuner, nous mangeons les huîtres, je fais une quête, le bateau se raccomode, les hommes partent, je "pensait en ..." : je ne fus pas punis parce qu'on l'ignora.

Lorsque l'on devait fusiller des prisonniers anglais, je les rendis parfaitement heureux et je fais connaître l'indigne traitement qu'ils recevaient des autotités qui leur faire vendre leurs effet, les laissaient à l'assiègé du besoin avec du"peu"que d'ennemis  je me suis fait.

Après le neuf thermidor, je fut à BREST de la commission qui fit mettre en arrestation les jacobins.

Je fus envoyé à la manufacture de TULLES, pour y mettre ordre à un esprit révolutionnaire qui existait dans un établissement: Aussi dans ce pays là, je passais pour un aristocrates, c'est que j'ai vu un professeur de mathématiques qui  caché par les gradins soufflait les élèves auxquels il avait appris soi disant l'arrithmétique et la géométrie et l'algèbre dans six mois. Il sortit de sa loge arrêté par les questions des officiers l'un du génie et l'autre de l'artillerie.

A ANVERS on me chargea de présider le Tribunal pour juger d'une révolte que l'on prétendait conspiration: le prétendu chef était un jeune homme de 17 à 18 ans, je le fit retirer dans le cabinet du procureur du Roi, nommé alors différemment pour le savoir, car la peine capitale était là, il n'avoua rien et fut seulement condamné à six mois de prison.

A DOLE en Franche Comté Département du Doubs, j'ai retiré le Capitaine COSTE d'embarras, je m'en suis fait un ami.

A TOULON j'ai empêché dans les cents jours, peut être dix mille familles d'être égorgées comme royaliste: il ne fallait qu'un commencement, Madame LE BLANC dont le mari était en fuite y aurait passé la première. La Maison de M de BOURGE aurait peut être été brûlé sans moi.

Dans l'assemblée des officiers pour laisser entrer l'escadre anglaise je m'y opposait: et ce n'est peut être que de là que la FRANCE à eu la conservation de l'artillerie en ITALIE.

M DESFERRIERES, ancien officier de Vaisseau voulant me faire parler sur le nouvel ordre des choses, comme je sais royaliste, je ne craignis pas de lui dire que tout se réduirait au système de bascule, il me combatti fortement, qu'il juge maintenant si je me suis trompé: c'est l'argent et le placer que l'on voulait aussi comme les places sont moins nombreuses que les ambitieux on s'appauvrit en promesse, et l'on s'enrichi en ne tenant rien. Le Roi et la FRANCE en souffre, et tous les honnêtes gens qui sont en place de même.

Je vous ai parlé de M DUPUI, l'ex fermier général qui ne m'a rien caché de ses projets contre révolutionnares, il avait ces approvisionnements faits en grains dans la forêt du comté d'EVREUX de " COUDRER", de BRETEUIL, de MORTAGNE.

On m'avait complimenté de ce que le Prince Généralissime s'était informé de moi, j'annonçais qu'avant six mois j'aurai ma retraite, et je l'ai eu.

Je vous ai parlé de la perte de ma bibliothèque chez une dévote qui avait épousée un révolutionnaire et cela à TULLE.

Je vous ai dit que j'avais laissé ma petite fortunechez M YANCEN ( JANSEN) à Anvers sans reconnaissance, sans rien : un de vos négociant flamand le sait.

En arrivant ici je me suis placé dans un pays royaliste, je croyais chez les campagnards trouver des hommes près de la nature: il sont cent fois plus corrompu que les habitants des villes. Si l'on m'avait dit qu'il y a des paysans qui le lendemain de la mort de leur père chercherait à faire sortir leur mère de sa maison, j'aurais soutenu que cela ne pouvait être, que c'était une calomnie, , hé bien je l'ai vu, j'ai soutenu la mère, j'ai obtenu justice pour elle, j'ai fait les partages, j'ai obtenu ce qui lui revenait.

Je me suis fait porter à manger chez elle, enfin toutes mes démarches et mes dépenses gratuites n'ont produit sur une partie que haine : Un ami notaire avait donné son avis en opposition: amour de l'argent, vil métal, je suis un des hommes les plus heureux, sans en avoir, cependant quand on en fait un bon usage quel plaisir ne pouvons pas se procurer.

Bon MALESHERBES, tes paysans avaient plus d'instruction, ils valaient mieux, donc l'instruction en avantageuse, en ignorance croire que chaque homme en place le vole; il n'y a pas à ses yeux un seul percepteur qui ne soit un voleur, s'il savait lire, il serrait son compte, on ne pourrait plus lui dire " poudre", sac à poudre", et par la suite sa méfiance disparaîtrait, il n'aurait pas besoin d'aller au cabaret pour se desennuyer etc... Il verrait le moyen d'améliorer son sort par des procédés qu'il lirais qu'il adapterais à sont (..). Il lirais et signerais les délibérations et croirais que l'intérêt du ROI est celui général ne forme qu'un seul et même membre, il n'irais pas dire à un propriétaire dont il dépend, nous avons traité votre affaire vous avez gagné, nous avons tous été de votre avis, il le croyait et c'était tout le contraire! Il ne croirait plus aux sornettes! Mais les mauvais livres ;

Voyons si le peuple le plus instruit est le plus méchant, non non mille fois non. J'ai beaucoup voyagé, j'ai passé pour observateur, et j'ai vu le contraire: le général LE WASSEUR n'a pu continué à analyser, il voulait que nous fussions meilleur chimiste ue CHAPTAL, meilleur dessinateur que MONGE etc.;Je découvre un manuscrit d'un émigré, j'en fait l'éloge, l'émigré est placé à INDRET, il avait tout oublié, à ce que l'on m'as dit: Je découvre des tâches dans l'art de fabriquer les canons par MONGE, ce sont des tâches dans le soleil, il avait la hache révolutionnaires sur le cou, on me charge de faire fabriquer des poudres pour les convaincre des perfectionnements, je me fait un ami du commissaire des poudres " d'Euripe" près de TOURS, je lui donne d'avance les résultats que nous devons obtenir et qui prouvaient que mes poudres anciennes valaient mieux.

Je me refuse ou au moins je me dispense de faire des expériences de "toucher en fut", j'ai communiqué la raison à M de LAUSSAT, homme estimable, on voulait des résultats commandés! J'ai un ordre (...), je fais les expériences M JURE en fait également et d'amitié il me demande avant l'envoi au ministre: Je lui réponds , vous les aurez quand on n'enaura accusé réceptin, j'ai été  (..) j'ai démontré par la théorie et la pratique ou l'expérience, que des procès verbaux d'expériences n'étaient que des erreurs palpables. Je me suis fait des ennemis, mais encore plus de partisans dans les hommes justes. Cela me rend heureux, un officier supérieur de la Garde Royale m'a offertsa bourse, et ses protections. Je n'ai pas répondu, vous vouliez me connaître, me voilà pour m'empêcher d'avancer on m'a cité dans les bureaux comme délateur: vous voyez que les ignorants et manque peu d'astuce: Ambition que tu fais de mal.

On doit jeter ces idées sur le papier comme elles (..) et vingt fois ce métier remettre son ouvrage, c'est le principe de BOILEAU, il a raison mais comme cela est fait pour vous je tacherai par la suite d'y mettre de l'ordre. Vertu Vertue et encore Vertue! Voilà les bases fondamentales d'un ordre stable! Vous avez eu une première analyse de Télémaque. J'ai eu un second avis , fait la 3ème, il y aura encore une autre mais c'est par les fables qu'il faut commencer, après , (l'Epitre), le catchisme historique. Alexis a fait à lui seul le dictionnaire de la prononciation Grec, il en a par dessus les yeux, et ne se plaint pas. Enfin on me redemande le Théorie Musicale: c'est celle perfectionnée de RAMEAU qui détruira tout l'échafaudage des nouveautés: pourquoi voler ...!

 

Date de dernière mise à jour : 04/07/2018