JEAN CANTIN

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Jean CANTIN est né à Commequiers le 3 mars 1752, il est fils de Jean-Victor CANTIN, chirurgien et de Marie Madeleine Hyacinthe PORTEAU. La famille CANTIN est connue dans la baronnie de Commequiers depuis le XVI ème siècle, beaucoup d'entre eux occupaient les fonctions de notaires et ou chirurgien, alliés aux familles de la bourgeoisies terriennes de la région.

Diplômé de la faculté de Montpellier, Jean CANTIN devient docteur en chirurgie et travaille à l'Hôtel Dieu de Nantes dès 1779 en tant que premier chirurgien gagant maîtrise. A cette époque, les statuts de l'Hôtel Dieu imposait  de ne " ni découcher ni de se marier pendant 6 ans", et notre chirurgien était accusé " d'absences fréquentes et d'inexactitudes".

Il démissionne donc le 24 juillet 1780, et ouvre "boutique en Ville,  étant délié de ses engagements vis à vis de l'Hôtel Dieu,épouse à Sainte Croix de Nantes le 31 juillet 1780 Marie Anne BRUNEAU. Ils auront un premier enfant qui meurt au Fenouiller en 1781 et Marie Anne BRUNEAU décède à son tour en 1788 à la suite d'un accouchement d'une fille morte née.

Veuf Jean CANTIN épouse le 18 juillet 1789 à Sainte Croix de Nantes Julie BODICHON, fille de René BODICHON, Directeur des corderies et de Catherine MARECHAL. Ils ont un fils Jean René, mais Julie BODICHON décède en 1790.

A nouveau veuf il épouse en 3 ème noces à Sainte Croix de Nantes  le 17 décembre 1792 Adélaïde Marguerite CHAUROIS, fille de Jean Pierre CHAUROIS, chirurgien navigant et capitaine de navire originaire de l'Ile d'Yeu, sa mère Marguerite TESSIER est elle en revanche issue d'une famille nantaise. Trois enfant naîtrons de cette alliance dont postérité.

 

Jean CANTIN, est acquis aux idées nouvelles, et, en 1789 il participe au Comité Provisoire de la Commune de Nantes. Gage de son patriotisme il offre des boucles d'argent à la ville. En 1790 il est nommé admisnistrateur des hospices et  s'emploie avec Guillaume LAËNNEC à la transformation de l'hôpital de Nantes pour l'élever en Temple de l'Humanité.

 En 1795 il fait parti du premier jury de santé avec LAËNNEC, DARBEFEUILLE, FABRE et BLIN.  Selon les propos de Joseph CORROLLER et Jean CUNY auteurs de "L'Enseignement de la médecine à Nantes sous la révolution", CANTIN et LAËNNEC sauvront l'hôpital. le 30 Brumaire an V il met en place une nouvelle commission administrative qu'il a présidé jusqu'au  11 Brumaire an IX .

Il publie en 1791 La "Réponse du Collège de Chirurgie de Nantes ".

En l'AN VI il fonde l'Institut Départemental des Sciences et des Arts, devient membre de l'Instruction Publique, membre du Comité Central, et dirige la section zoologie. Il engage avec LAËNNEC l'assainissement de  l'Hôpital et des ses environs. Faute de moyens il démissionne en 1799, mais  en 1801 il reprend ses fonctions. Officier municipal de la Ville de Nantes, il se retire dans sa propriété en Vendée courant de l'année 1807 .

 

Jean CANTIN est un grand propriétaire foncier en Vendée il s'éteint au Logis de Bel Air le 1 février 1828 à l'age de 76 ans .

 

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Date de dernière mise à jour : 16/04/2018